Bambous au soir

 

 

huānxǐ rónghé shì lè yuán : être joyeux et en harmonie, c’est un jardin agréable                                                 Paroles de Maître Hsing Yun* (traduction Wang Jia Yu)

* Maître Hsing Yun est né en 1927 à Chiang Tu, en Chine. Il a reçu une éducation monastique traditionnelle, à l’école de «Vinaya Chi Hsia», puis au collège bouddhiste de «Jiao Shan». Il a été ordonné moine en 1941. Ses pensées sont publiées aux éditions You-Feng.

D’autres paroles tirées de La Vie, You-Feng, 2004 :

rester calme et dans la paix, on se retrouve naturellement en bonne humeur                                                       être modeste et humble, on se trouve naturellement des affinités

 

Remarque : les dessins présentés dans ce billet et les précédents ont tous été marouflés (c'est-à-dire contrecollés) sur papier de riz. Le marouflage défroisse le dessin et le rend très résistant pour les manipulations ultérieures (encadrement, présentation en rouleau). Une page consacrée à cette technique sera bientôt créée; en attendant vous pouvez retrouver le procédé très clairement expliqué sur le site de Tubermamie.

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Le Clos aux Cerfs

 

Près du frêne 

 

Le Clos aux Cerfs (Lù Chái), Wang Wei, 701-761
Montagne déserte. Plus personne en vue
Seuls résonnent quelques échos de voix
Un rayon du couchant pénétrant le fond
Du bois : ultime éclat de la mousse, vert

Trad. François Cheng

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jǐng

shēn
lín

zhào
qīng
tái
shàng
kōng
shān

jiàn
rén
dàn
wén
rén

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Oiseaux

 

 

Quelque chamaillerie avec un moineau (ou était-ce un rougequeue ?)

Glycines

 

 

 

 

Glycine I : tisserand (d’après une calligraphie de Elie DeLeuze ; Polyglossie, Tisserand, 04/12/2008)
Glycine II : fleur, est-ce une fleur ? (extrait d’un poème de Bai Juyi, 772-846)
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Barboter

Oui, barboter quelques instants de fraîcheur…

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Trop tard

 

Les sabots étaient fanés

 Mais la gaieté du sentier

Nous ravigotait

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Prunier au clair de lune

Dans le froid seules elles s’épanouissent

Extrait d’un poème de Wang An Shi (1021-1086) : la fleur de prunier

(traduction Xu Yuan Zhong)

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Le héron

Au bord de l’eau, seul à chérir ces herbes cachées

Un loriot jaune chante là-haut au fond des feuillages

Extrait d’un poème de Wei Yin Wu (736 ?-830 ?) : la rivière de l’Ouest à Chu-Zhou,

(traduction François Cheng)

 

 

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Bambous et oiseau

Regardez comme la montagne de Zhongnan s’élance

Avec son sommet blanc au-dessus des nuages

Et le ciel intense bordant la cime des arbres

Pendant qu’en bas, au soir, coule le froid

Poème de Zu Yong (dynastie Tang, 618-907) : en regardant le sommet enneigé de la montagne de Zhongnan

 

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Coucou

Peut-être le Père Delavay pensait-il aux printemps de son enfance aux Gets en herborisant dans la région de Dali (Yunnan) ? Il avait été ordonné prêtre en décembre 1860. Puis, admis au Séminaire des Missions Étrangères en 1866, il s’était embarqué pour la Chine en juillet 1867 dans le but d’évangéliser les populations du district de Houang Kia Pin au Yunnan. Sa mission provoquait des réactions d’hostilité, comme on peut l’imaginer, et faire l’ascension des montagnes du secteur à la recherche de plantes non encore décrites devait être l’occasion de se ressourcer, de prier, de réfléchir sans doute…
À partir de 1881, il envoie ses croquis, descriptions et herbiers à Adrien Franchet, alors Directeur du Muséum d’Histoire Naturelle. Celui-ci entreprend en 1889 la rédaction d’un ouvrage descriptif des plantes récoltées par Jean-Marie Delavay (Plantae delavayanae).
C’est donc là au Yunnan, que le Père Delavay découvre en 1884 la charmante plante que voici, la Primula malacoïdes.
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Elle a un air de famille avec d’autres ravissantes primevères poussant dans les Alpes. Delavay expédie des graines de cette primevère malacoïde au Muséum, mais la plante sera véritablement introduite en Europe au début du XXème siècle, par le botaniste écossais George Forrest parti à son tour sur les sentiers du Yunnan.
Les fleurs roses à lilas sont réunies en ombelles à l’extrémité de longs pédoncules. Les boutons sont recouverts d’un enduit farineux*. Les feuilles ovales ont un aspect gaufré et peuvent être également plus ou moins farineuses. Dans son habitat naturel (Yunnan, Guizhou, Ouest du Guangxi), la plante se rencontre entre 1800 et 3000 m dans les zones humides près des champs cultivés, en lisière de forêts, dans les fossés. Son nom chinois est en pinyin bao chun hua (报春花). Le nom d’espèce malacoïdes vient du grec malakos « mou » et fait référence à la consistance des feuilles. En culture cette plante bisannuelle sera semée en terrine ou en place à la fin de l’été ou en automne, puis les jeunes plants seront mis en pots pour l’hiver et placés à l’intérieur dans une pièce fraîche. La plante est vite assoiffée, surtout en période de floraison.

biographie de Jean Marie Delavay (1834-1895).
détermination botanique de Primula malacoïdes (lien en anglais).

*bien visible sur l’agrandissement (cliquez sur la photo)

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